Mon livre des victoires
vendredi 13 mars 2009
Frustration
La vie vous attend toujours dans la détour pour vous jouer un tour dont très souvent vous vous passeriez.
Tout allait bien pour moi dans mon nouvel appartement, le temps des Fêtes a super bien été, la nouvelle année semblait vouloir bien commencer pour moi car j'avais reçu un appel du centre de réadaptation Lucie-Bruneau qui me disait que je pourrais commencer mon programme de réadaptation. Mais voilà, il a fallu que je m'en fasse. Il a fallu que je stresse avec cela. "Que va-t-il se passer?", "Comment je vais réagir?", "Que vont-il dire?" doit être sensiblement le genre de questions qui m'ont passées par la tête.
Je dit doit être parce que mon hamster tourne tellement rapidement qu'au bout de la journée il est mort d'essoufflement. C'est seulement rendu au matin après une bonne nuit blanche que je peux, en analysant bien savoir ce qui me stresse réellement et mettre le doigt sur le bobo.
Vous aurez donc deviné que cela m'a occasionné une poussée de sclérose en plaques. Et comme d'habitude, cela est accompagné de beaucoup de fatigue. Cette fois, on ajoute, le corps complet engourdi. Ben oui, engourdi des pieds au cou des deux côtés. Mais surtout des douleurs affreuses aux pieds accompagnées de mauvaises perceptions de température. Des fois mes pieds sont complètement glacés. Autant j'ai l'impression qu'ils sont glacés, autant ils le sont physiquement. Le tout est accompagné de douleurs et est constant. Marcher m'est pénible. Et des fois, c'est le contraire, je sens comme si mes pieds étaient en feu.
Je commence à dormir mes nuits depuis environ une semaine. Mon neurologue a retourné mon appel suite au message que je lui avais laissé et suite à l'explication de mes symptômes, il a décidé de doubler la force de mes pilules contre la douleur. Je peux vous dire que cela a quand même été assez rapide pour que je vois un effet, doubler une dose de pilule, quand même...
En ayant déjà dans le sang, puisque j'en prenais déjà, cela a sûrement aidé.
C'est toujours là les douleurs, c'est juste plus supportable. Le reste, il faut que j'attende. Après, je pourrai retourner continuer ma réadaptation SANS stresser.
Finalement, comme vous voyez, je ne suis pas morte. hihihi!
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samedi 13 décembre 2008
Tout se joue dans tête
Et bien, vous savez quoi? Ça fonctionne. En tout cas pour moi. À tout le moins, ça SEMBLE fonctionner. Qu'est-ce qui me fait dire cela? Vous vous rappelez ma dernière grosse poussée que j'ai eu cet été? Oui, oui, celle où j'ai paralysée. Et bien à ce moment, j'ai juré à mon chum que la maladie ne gagnerait pas sur moi et que je reviendrais pareille à ce que j'étais avant cette poussée. Que mon examen neurologique du mois de novembre serait aussi beau et parfait que celui du mois de mai et que je ne garderais aucune séquelle. Et bien mon examen neurologique du mois de novembre fut effectivement aussi parfait que celui du mois de mai, je n'ai gardé aucune séquelle de cette poussée. Imaginez que durant la poussée lorsque mon neurologue est venu me voir, je n'avais à peu près aucune force et que maintenant tout est revenu. Incroyable.
Je me sens comme si j'étais à l'émission d'un guérisseur hihihi. C'est seulement pour exprimer que parfois la vie est très difficile. Souvent, nous avons des coups très durs, nous sommes découragés, on dirait qu'il n'y a plus rien pour nous mais c'est faux. Il ne faut pas oublier comme j'ai dit précédemment que nous possédons les clés du succès et nous seuls pouvons décider un petit peu de notre avenir. Il est important de penser positif car une bonne partie de notre maladie se joue dans notre tête, si nous devenons négatifs, n0us lui laissons alors tout l'espace nécessaire pour ce faire un nid à nos dépends.
Plus nous sommes positifs, plus la vie nous paraîtra agréable aussi, elle ne sera pas un fardeau. Cela aussi est important, autant pour nous que pour nos proches. Moi la vie, j'essaie de la prendre le plus possible positif malgré mes journées plus sombres et plus soupe au lait.
Bref, ce n'est pas parce que nous avons la sclérose en plaques que nous ne pouvons avoir du plaisir et être heureux, au contraire. Alors, célébrons, deux fois plutôt qu'une!!!
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lundi 14 juillet 2008
De l'ordi à la maladie
Mais avec tout ce qui m'arrive ces temps-ci, je vais certainement en avoir pour douze billets bien remplis à vous raconter mon dernier mois. Tant mieux! me direz-vous. Et certainement que je vous répondrai avec un grand sourire.
Bon premièrement, y a une partie qui n'est pas de ma faute, c'est celle de mon ordinateur. ouais, ouais, ouais et ne pensez pas que j'essaie de jeter la faute ailleurs pour ne pas m'assumer. C'est vrai, bon.

Deux fois. Pas une, mais deux fois. Ils appellent ça un Cheval de Troie. C'est très sournois et ça fait très bobo à votre ordinateur, d'ailleurs, il en reste plus grand chose lors de l'infection. Alors, on part mon chum et moi voir le docteur ordi. 3 looonnngggsss jours sans ordi. L'enfer.
On retourne le chercher, il est comme neuf. Je refais mes branchements, réinstalle certains programmes, recommence à le mettre à mon goût. Mon chum y va une journée que je suis sorti et paf! attrape un autre cheval de troie. Non mais! On parle d'une semaine seulement depuis le retour de l'ordi réparé.
La probabilité pour que cela arrive est nulle. Même mon docteur ordi n'en revient pas, il dit que nous n'avons vraiment pas été chanceux ce coup-là. Surtout que le deuxième a vraiment attaqué les fichiers faisant fonctionner Windows, alors... Le pire est qu'aucun antivirus ne peut nous en protéger.
Le seul avantage? Notre docteur en a profité pour nous faire un super deal sur son portable. Je ne sais pas s'il trouvait que l'on faisait pitié d'y aller une deuxième fois en autant de semaine mais cette offre fut acceptée. Nous avons donc maintenant un portable et un PC et à moins d'être très malchanceux, même si un ordi est malade, nous en aurons toujours un pour nous secourir.
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Mauvaise nouvelle par contre du côté de ma santé. Depuis la semaine dernière, j'ai commencé une poussée. C'est encore une poussée sensitive, perte de sensation, manque de force, surtout du côté droit. Légère difficulté à marcher surtout au niveau de la jambe droite due au manque de force. Je me déplace tout de même seule mais ma marchette n'est jamais bien loin, il m'arrive parfois d'avoir à m'en servir justement si l'équilibre est moins bon.
Hier soir, je me suis tourné le genou droit de façon assez solide si je peux dire cela comme ça. Ce fut assez douloureux, j'en ai encore mal. Ah et j'ai oublié de vous dire cette poussée est à la grandeur du corps. Donc, une perte de sensation généralisée à tout le corps, ce n'est pas extraordinaire comme sensation.
Je me sens comme une poupée de chiffon quand j'essaie de marcher puisque je ne sens à peu près rien et que ma jambe droite a moins de force, on dirait presqu'un bébé qui apprend à marcher. Sans compter la douleur, toute la peau fait comme si elle me brûlait. Et j'en passe sûrement.
Allez, soyez heureux, bonnes vacances à tous. Profitez-en. Je vous reviens bientôt, j'en ai encore plein à vous conter moi!
:0)
Libellés : Anecdote, SP au quotidien, SP et moi
dimanche 25 mai 2008
YÉ!
"Ça va" que je vais vous répondre.
Bon.
Méchant billet.
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Ben non.
Je vais vous donner des nouvelles. Mais que voulez-vous, je suis folle de même moi.
Cette semaine, j'avais rendez-vous avec mon neurologue et croyez-le ou non mon examen neurologique a été super. Cela a été le meilleur examen neurologique que j'ai passé depuis que je vois mon neurologue, meilleur même que le dernier qui était le meilleur que j'avais passé depuis que je le voyais mon neuro.
Lui même même n'en revenait pas et a été agréablement surpris, surtout après mon épisode de 8 mois de poussée. Il a alors traité mes épisodes bi-annuels de poussées de "poussettes" en riant et en disant que ces épisodes ne me laissaient pas de séquelles, du moins pas d'apparentes.
Cela m'a pris un certain temps avant de réaliser ma rencontre avec le neurologue, ce qu'il m'avait dit, l'impact, mais lorsque je l'ai réalisé...la joie et le poids qui est parti de mes épaules, je ne vous dis pas...
Victoire du jour: Elle est indirecte à moi dans le sens où ce n'est pas moi qui décide mais comment ma maladie évolue dernièrement. J'aurais le goût de crier ma joie au monde entier. À chaque fois qu'une poussée commence, la déprime du "comment cela va me transformer " vient avec. Mais depuis environ deux ans tout semble tellement aller bien que je crois rêver, même mes poussées ne laisse aucune séquelle. Tout ce que j'espère, c'est que cela va continuer ainsi.
samedi 19 avril 2008
En vrac
Plate. Mais c'est ma vie maintenant.
Je peux maintenant confirmer avec certitude que mes engourdissements à la jambe droite sont complètement partis. Ce qui confirme également que je suis en rémission. Enfin. Après 8 mois de poussée, il était temps, cela fait du bien.
Il ne me reste qu'à m'en remettre. Ne me reste qu'à me reposer. En espérant avoir un sommeil récupérateur, ce qui n'est pas beaucoup le cas dernièrement sauf la nuit passée.
Grosse semaine qui s'en vient. C'est ma fête cette semaine Youppi (bonne fête à moi) et cela va faire un an que ce blog existe. Ouais, le 22 avril si je ne me trompe pas. De toute façon, je vous revient là-dessus.
Sur ce, bonne fin de journée ensoleillée.
Libellés : Avis à tous, Fête, Rémission, SP et moi
lundi 14 avril 2008
Petite pensée
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mercredi 9 avril 2008
La réalité
La réalité, c'est que j'ai de la misère à me remettre de cette poussée.
La réalité, c'est que je suis fatiguée, tout le temps et plus que je le suis normalement.
La réalité, c'est que j'ai une foutue inflammation au dos qui m'empêche de dormir (quand ce n'est pas mes douleurs aux pieds) et qui me fait horriblement mal.
La réalité, c'est que ces temps-ci, j'ai la tête un peu vide. Je n'ai pas d'idée, pas le goût d'écrire.
Je suis censé faire quoi moi avec ça?
Je me repose. Je n'ai pas l'intention de fermer mon blog, je n'ai juste pas le goût.
Vivement le soleil...
Je dois replacer mes idées...
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Suite à certains messages que j'ai lu et qui m'ont interpellé dans le sens où je me reconnaissais, je vous remet le texte que j'avais déjà écrit à l'automne passé et qui a d'ailleurs été le texte publié dans le journal de la sclérose en plaques. Ce texte explique comment auparavant j'avais énormément peur du jugement, alors je ne disais rien sur mon état (même l'anxiété qui n'est malheureusement pas mentionné dans ce texte) jusqu'au jour où on m'a fait réaliser que c'était moi la plus malheureuse dans tout ça. J'ai changé de vision de vie et je peux vous dire que cela a tout changé.
Alors, je vous laisse avec ce texte, désolée pour la longueur, mais il vaut la peine d'être lu jusqu'au bout.
Faire semblant
Il y a sept ans, je commençais également un autre calvaire: le mensonge. Dans ma famille, "le paraître" était très important. Ce que les autres pouvaient penser était très important, même plus important que son bien-être à soi-même. Je ne me demande plus maintenant d'où me viennent mes problèmes d'estime de moi et de confiance en moi.
Donc, dès que j'ai reçu ce diagnostic, j'ai dû cacher ce que j'avais réellement par peur de ce que les autres penseraient de moi. J'avais peur d'être jugée. À cette époque je sortais avec un gars pensant à peu près de la même façon.
Cela s'est poursuivi jusqu'en 2005, année où j'ai connu mon chum. Avec lui, il n'y a aucun tabou. Pourquoi cacher ma maladie? Ce n'est pas de ma faute si je l'ai. Ce n'est pas une maladie honteuse et même si c'était le cas, j'en suis atteinte, point final. Peu importe ce que les autres pensent, il faut apprendre à s'accepter et vivre avec.
Et vous savez quoi? Depuis que je suis avec lui, il a réussi à me faire comprendre cela et je le met en pratique. J'ai l'impression d'avoir 100 livres de moins sur les épaules. Je réalise toute l'énergie que je pouvais perdre à essayer de ne pas montrer que je tremblais, à faire attention à ce que je disais pour ne pas me vendre, je devais essayer d'être constante dans mes mensonges.
Et bien depuis que j'agis de cette façon, depuis que je m'affiche sans honte, car de la honte, il n'y a pas de raison d'en avoir, je vois à quel point les gens sont gentils. Il n'y a aucun jugement, au contraire. Les gens ne me regardent plus étrangement parce que je suis maladroite tellement je ne veux pas montrer mes faiblesses suite à mes séquelles, non il n'y a pas de ça.
Je vois qu'il y a plein d'opportunité pour moi, plein de facilités pour m'aider. Au lieu d'avoir chaud inutilement ou de perdre l'équilibre lorsque je suis dans une cabine d'essayage miniature, j'ai maintenant accès à des cabines beaucoup plus grandes avec un banc pour m'asseoir. Au lieu de m'épuiser inutilement pour aller à la bibliothèque lors de moments où je suis vraiment brûlée et sans force ou en crise, mon conjoint peut prendre des livres à mon nom (j'ai signé une procuration). La bibliothèque peut même me livre des livres à la maison lors de ces périodes difficiles.
Mais surtout, ce que cela m'a apporté de ne plus faire de cachotteries, c'est de l'amour, de l'empathie. Pas de la pitié, de la compréhension. C'est fou à quel point les gens peuvent être compréhensifs. Maintenant, j'avertis les gens d'avance lorsque nous planifions une sortie ou autre chose, je les préviens qu'il pourrait y avoir un risque que j'annule à la dernière minute. Pas pour être méchante ou désagréable, seulement que moi, mon énergie varie beaucoup d'une journée à l'autre et même d'une heure à l'autre.
Vous savez le nombre de fois que j'ai annulé quelque chose? Pas plus de quatre ou cinq fois. Pas parce que je me force, non, mais parce que je n'ai plus la pression de devoir être parfaite pour préserver l'image. Les gens sont tellement gentils, ils me disent de préserver mes forces, ils me prennent comme je suis et ne me juge pas, mais ils sont contents et ils apprécient ma présence et mon courage d'y aller quand même malgré ma fatigue et tout le reste.
Enfin je peux être moi sans crainte. Enfin je me permet de demander du soutien pour ne pas perdre l'équilibre sans crainte du regard interrogateur et légèrement accusateur des autres. Enfin les gens se soucient réellement de moi pour ce que je suis et s'intéressent à ce que j'ai.
Oui, franchement, ÇA, c'est peut-être la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Il m'est maintenant plus facile de recommencer à vivre ma vie en sachant que tout le monde est derrière moi et me supporte, justement parce qu'ils savent ce que j'ai.
Désolée pour la longueur du texte, cela faisait longtemps que je l'avais en tête et j'attendais de me sentir prête à m'ouvrir pour l'écrire, cela aussi est libérateur.
Merci de m'avoir lue jusqu'au bout.
Libellés : moi, Mon quotidien, SP au quotidien, SP et moi
jeudi 13 mars 2008
La fin de l'hibernation?
Trêve de plaisanteries, je peux maintenant affirmer avec certitude que ma poussée est en mode rémission. Ouais, tranquillement mais sûrement qu'ils disent, ben c'est ça...
Je suis heureuse que cela veuille prendre fin. Si vous saviez la vie palpitante que j'ai mené ces dernières semaines. On dors, on dors, on se lève, on mange un peu et on se recouche pour redormir. J'aime bien dormir, ça j'avoue, mais là, y'a quand même des limites.
Pertes d'équilibre, maux de jambes, grande fatigue et engourdissements ont été mes symptômes principaux. Cela commence à s'estomper tout doucement, comme si elle avait peur de déranger cette poussée en partant trop vite. Par contre, quand elle arrive, là elle ne se gêne pas pour y aller de grands coups de trompettes et de fanfare pour s'annoncer.
Depuis quelques jours, je commence à faire certaines choses, mais ce n'est pas long que mon corps me rappelle à l'ordre. La fatigue est omniprésente et c'est ce qui sera encore lourd car je vais devoir récupérer de cette poussée. Alors, qu'est-ce qui va arriver? Je vais dormir!!!
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Ce soir, je vais me faire masser. Je vous reviens là-dessus.
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Un beau cadeau m'attendait hier dans le courrier: le bulletin de liaison du mois de mars. Oui, celui avec mon texte. Quand j'ai vu l'enveloppe, j'ai sauté de joie et....
Bon ok. Quand j'ai vu l'enveloppe, j'étais super contente (il faut quand même que je reste sensé dans mes propos, car sauter de joie ces temps- ci, pas vraiment) et très fière. Je me suis dépêché d'aller voir mon texte même si je le connais par coeur. 2 pages. Oui deux belles pages qu'ils ont approuvé alors qu'à l'habitude, on me demandait 1/2 page à une page.
La madame était bien contente hier et je ne sais pas si je vous l'avais dit mais je écrire également pour le numéro de juin.
VICTOIRE DU JOUR: Ce sont plusieurs victoires en fait, dont la plupart ne dépendent pas de moi. Et bien, premièrement, je ne peux passer sous silence mon début de rémission, je l'ai assez attendu. Je l'avais dit que tout reviendrait avec le printemps (en espérant qu'il finisse par ce pointer ce satané printemps et que mère nature arrête de nous envoyer des 40 cm de neige). Et deuxièmement, mon deuxième texte publié dans le bulletin de liaison de la sclérose en plaques. Je sais, cela a déjà été une victoire au billet précédent mais pour moi c'est vraiment tellement plus. C'est une grande fierté et je me permet de la souligner à nouveau. De toute façon, c'est mon blogue alors, je choisi les victoires. Alors, tranquillement pas vite, vous allez recommencer à relire des billets sur ce blogue, en espérant que vous continuerez de me lire.
Libellés : Avis à tous, moi, SP au quotidien, SP et moi, Victoire
jeudi 28 février 2008
C'est une très grande fierté pour moi. Bon d'accord, le tirage n'est pas à des millions d'exemplaires mais quand même. La société division Montréal en est à terminer le remodelage et la nouvelle face du site internet et il y aura des textes là également. Je vous tiens au courant...et c'est le numéro de Mars.
samedi 23 février 2008
La sclérose en plaques ; cette maladie mal connue
Pourquoi m’arrive-t-il souvent d’avoir ce genre de réaction des gens : « ah ouais, eh ça ce n’est pas drôle comme maladie …c’est quoi donc déjà, je ne me souviens plus ? »
Il est parfois difficile de croire que nous sommes en 2008 où tout est accessible. Où en un clic de souris tout peut se savoir, s’apprendre, comment se fait-il alors qu’il y ait si peu d’information sur la sclérose en plaques ?
Je trouve parfois très malheureux d’avoir à vivre avec le jugement des gens.
Parce que je me retrouve jugé quasi quotidiennement à cause de ma maladie. Si une journée je tremble beaucoup et que je suis avec des gens et que je renverse ou échappe quelque chose suite à cela, automatiquement le regard des gens se tournera vers moi avec des yeux interrogateurs.
Je trouve malheureux qu’encore aujourd’hui lorsque je dis à des gens la maladie que j’ai, je me retrouve avec un regard gêné, mal à l’aise comme si c’était une maladie honteuse.
Mais la remarque la plus déplorable que j’ai reçu vient d’une amie de l’époque qui m’a demandé lorsqu’elle a su être enceinte si ma maladie était contagieuse ou s’il y avait du danger pour son bébé!
Combien d’amis perdus ou qui se sont éloignés par manque d’information. Cela me fait sortir de mes gonds de savoir qu’à l’ère de l’exploration sur Mars, des gens ne connaissent pas ou ont des préjugés face à la sclérose en plaques.
Alors, parlez-en. N’ayez pas peur du fameux jugement des gens. La journée où moi j’ai commencé à dire ce que j’avais et à expliquer ce que cela impliquait et ce que cela me faisait vivre, les gens ont soudainement arrêté de me dévisager, d’avoir des préjugés. Si chacun expliquait ce qu’est réellement la maladie à au moins une personne, cette maladie ne serait plus cachée. Peut-être y aurait-il encore plus d’aide qui serait disponible, plus de recherche. Seulement une personne peut faire la différence.
En tout cas, moi, j’ai décidé que je me ferais un devoir de faire sortir de l’ombre celle qui nous garde souvent dans l’ombre : la sclérose en plaques.
Libellés : choix, introspection, SP et moi
jeudi 31 janvier 2008
Des nouvelles
Je dors constamment. Plusieurs d'entre vous m'ont envoyé des courriels. Merci beaucoup, soyez assuré que je lis chaque message, ce qui est un peu plus long par contre est le temps de réponse. J'y vais selon ma forme et souvent répondre à seulement un courriel me fatigue tellement que j'arrête là et une autre journée où j'ai un peu plus de forme, je m'attaque à un autre. Cela peut être long mais je répond à tout mon courrier.
Alors, c'est cela. La bonne nouvelle, c'est que la poussée semble s'être stabilisée...du moins j'espère. Mais comme rien n'a empiré depuis un bon bout, je me permet de dire que cela s'est stabilisé.
Je semble être à ma phase plateau puisque je passe le 3/4 de mon temps à dormir, je dois laisser mon corps guérir et dormir, relaxer est le seul moyen.
Fatigue, relaxer, dormir sont pas mal les 3 mots de mon vocabulaire ces temps-ci. Alors, ce sont les nouvelles fraîches, vous comprendrez pourquoi je n'écris pas régulièrement ici mais ce n'est qu'une question de temps. En même temps, je suis à la recherche d'un sujet pour un prochain article du bulletin de liaison.
Si vous avez des idées, allez-y. Sur ce, je vous reviens bientôt avec des nouvelles sur mon état.
Bonne soirée
Libellés : Remerciements, SP au quotidien, SP et moi
jeudi 10 janvier 2008
Laisser le temps au temps
Réveillée à 6 heures ce matin car j'ai très mal du côté droit. Je pense que ce serait peut-être mon sciatique. Peut-être est-il inflammé à cause de ma poussée qui est justement de ce côté, ou bien peut-être fait-il lui-même partie de cette fameuse poussée.
Toujours est-il que je me suis réveillée à 6heures ce matin et à midi trente je retournais au lit pour une sieste. Trop fatiguée. Et là, redebout à 17h.
Ceci est sans compter les maux divers et la tristesse. Cette fameuse tristesse qui m'envahie. J'essaie de ne pas stresser mais, il m'arrive parfois de succomber. C'est beaucoup plus à la tristesse, la nostalgie auquel je m'adonne. Et l'espoir. L'espoir que cette poussée cessera de progresser et qu'elle ne laissera pas trop de dommages derrière elle.
C'est cela ma tristesse.

Libellés : De tout et de rien, SP au quotidien, SP et moi, vague à l'âme
mardi 8 janvier 2008
Ma maladie vient me rendre visite
Il faut dire que depuis le mois de novembre, je n'ai pas eu le temps de me reposer, de décompresser des événements vécus. Avec ensuite le temps des fêtes très occupé, ce qui devait arriver, arriva.
Bon. Le bilan maintenant est que je suis engourdie du bassin droit, jusqu'au pied (toujours du côté droit). Et à ça s'ajoute une très grande fatigue et parfois des étourdissements. En plus, j'ai des douleurs neurologique au niveau du bas ventre. Du genre: coups de couteaux, aiguilles plantées dans le bas ventre.
J'essaie de pas trop y penser et stresser avec cela. Mais avouez que ce n'est pas des plus agréable. Et à cela se rajoute mon insécurité qui est triplée. Ce qui est normal à cause de mon état.
Je ne veux pas me plaindre, seulement parler de ce que j'ai, me vider le coeur. Toucher quelqu'un ou créer un intérêt suite à quelque chose vécu par cette personne ou un proche.
La vie continue. Je dose seulement mes actions, je me repose pour éviter d'empirer mon état et pour m'aider à récupérer le plus vite possible.
Je vous tiens au courant et comme me suggérait "la trentaine", si j'ai une bonne journée, je vais me taper une session de yoga-méditation.
Profitez du redoux.
Libellés : Mon quotidien, SP au quotidien, SP et moi
vendredi 4 janvier 2008
Méchant beau début d'année
Depuis hier, je sens une petite perte de sensation ou engourdissement du côté droit. En partant du bassin qui est le plus atteint. J'essaie de ne pas y penser, de ne pas paniquer...mais c'est difficile. Aussitôt que je fais un mouvement, le frottement des vêtements ou le mouvement comme tel me le rappelle.
Peut-être que ce n'est pas une poussée. Ce sont peut-être juste des séquelles qui se réveillent par ma grande fatigue. Cela est peut-être seulement le début de mes menstruations qui réveillent des séquelles ou cause une pseudo-poussée. N'empêche que depuis trois jours, cela a empiré un peu, c'est un peu pire de jour en jour.
De toute façon, que cela soit n'importe quoi, je l'ai, point. Il ne me reste qu'à attendre. Même si je pleurais sur mon sort, cela ne changera rien, le mal est déjà fait, c'est là, c'est tout.
N'empêche que c'est frustrant. Je pourrais commencer les "j'aurais dû" ou les "il aurait fallu" ou toutes les autres choses pour excuser mon état et me faire sentir coupable d'avoir ou de ne pas avoir fait, cela ne changera rien à ce qui arrive.
La meilleure solution est de me reposer pour ne pas empirer mon état et de rester zen, ne pas stresser pour rien. Le pire est que je sais tout cela, je le pense mais, je ne peux m'empêcher, à chaque fois que je passe ma main sur ma cuisse ou ailleurs d'avoir un petit soubresaut de tristesse.
Le temps nous le dira. Je vous reviens avec des nouvelles.
Libellés : moi, SP au quotidien, SP et moi
mercredi 2 janvier 2008
Satisfaction
Le problème avec une réception est la préparation qui commence quelques jours avant et qui se termine seulement lorsque la porte est fermée derrière le dernier invité. Et là, je ne vous parle même pas du stress. Peut-être n'êtes-vous pas du genre à stresser lorsque vous recevez des gens mais moi, j'ai toujours peur que quelque chose cloche, que tout ne soit pas parfait. Quoique depuis que j'ai la sclérose en plaques, j'ai un peu amélioré cet aspect.
Tout cela pour dire que ce fut une soirée très agréable et tout s'est bien déroulé. Beaucoup de rires, de plaisir et de la bonne nourriture gracieuseté de mon chum...miam!
J'ai passé un beau temps des Fêtes en famille avec plusieurs soupers se succédant presque soir après soir. Ce fut un petit peu le problème.
J'ai accepté trop d'invitations, mon corps me l'a rappelé le 31 décembre où je me suis retrouvé brûlée, tôt au lit sans fêter l'arrivée de cette nouvelle année.
Pas grave, cela m'apprendra à oublier le colocataire qui habite mon corps, la maladie. J'ai pris trop de choses collées sans prendre assez de temps pour me reposer. En fait, j'ai pris une journée de repos en une semaine. Heureusement, j'ai des gens compréhensifs autour de moi qui ont compris la situation et ce que je vis.
Finalement, je peux fermer mon livre des célébrations 2007 sur un bon bilan où j'ai eu bien du plaisir, où mon corps ne m'as pas fait trop de misères malgré la succession d'événements et où notre souper du jour de l'an fut un succès. Quoi demander de mieux?
VICTOIRE DE JOUR: Je me l'accorde pour ce souper qui a été un succès et où toute la soirée durant, je me suis occupé de mes invités avec le sourire et ceux-ci semblent avoir eu beaucoup de plaisir. Mission accomplie!!!
mercredi 19 décembre 2007
Yoga
Avec la sclérose en plaques (quoique c'est bon pour tous), il faut bouger beaucoup pour éviter entre autre, l'atrophie des muscles. Cela devient important puisque si mes muscles sont "morts" et que je dois faire certain mouvements, je vais donc me retrouver à forcer plus, donc, me fatiguer plus et plus vite.
Le hic est que je ne peux faire du sport ou de la remise en forme style aérobie. Il faut que j'évite d'avoir chaud, d'élever ma température corporelle. Je me retrouve avec mes séquelles qui se réveillent entre autre et ce n'est pas plaisant
J'ai donc fait cet après-midi une belle séance de yoga. wow . La semaine dernière, j'avais emprunté un DVD, yoga-relaxation et j'ai décidé de faire cela tout à l'heure.
Vous dire le bien que cela m'a fait est impossible, il n'y a pas assez de mots pour le décrire. À la fin de ma séance, j'ai fait de la méditation et je vous dirais que sortir de ma petite bulle a été assez difficile.
Les tensions sont beaucoup parties, j'ai moins mal partout mais surtout au dos. Quand j'ai eu terminé, je me suis tourné (j'étais sur le dos) et j'ai entendu et senti tous les muscles de ma colonne craquer. Chaque " crack" était comme une libération.
J'en ai encore des douleurs mais beaucoup de tensions sont parties et cela qui est merveilleux avec le yoga. Simplement, tranquillement, on fait partir les tensions. C'est très bon, surtout pour le stress. Je dois éviter le stress encore plus que d'autres personnes car le stress peut me provoquer des crises. Je fais attention.
En tout cas, j'ai bien apprécié ma petite séance et je vais essayer de trouver ce dvd que j'ai loué pour me l'acheter. J'avais déjà une cassette vhs mais c'était plus expérimenté et plus forçant, je dois y aller plus lentement, tranquillement. Ce que j'aime surtout est le travail dans la tête, on vide l'excédent de stress et on se recentre sur nous-mêmes, sur notre corps.
Et vous, avez-vous déjà fait du yoga ou de la méditation?
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